Par Jacques Otorb, expert
Pour Montres Passion N° 35 (Eté 2008)

jpg_Montres_Militaires_1_b61dfDescendantes directes des montres militaires, les montres sportives réalisent de bien prometteuses performances et affichent un potentiel de plus en plus affirmé. Analyse d'un phénomène.

Cover du Montres Passion N° 35 (été 2008)
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Encadré: Avant le sport extrême, les montres militaires.

Les nécessités militaires, exprimées également via le cahier des charges des montres intégrées au paquetage des soldats, participent aux avancées techniques. Paroifs chargées d’héroïsme, ces mécaniques robustes suscitent la fascination des connaisseurs. Avec en couverture Graham, Bell & Ross et Panerai, l’ouvrage « Les Montres Militaires, aéronavales et forces spéciales », de Constantin Parvulesco (éditions ETAI), leur rend un hommage exhaustif. Plusieurs documents ont survécu au secret défense. L’exactitude était garante de survie et, avant l’ère de l’inrayable et du verre saphir, des grilles protectrices habillaient les modèles destinés à l’armée de terre et à l’artillerie. Quant au pilote, il lui fallait être à la seconde près, grâce à un instrument résistant aux champs magnétiques, lui fournissant des données astronomiques, par calcul à une heure donnée de la position d’une étoile ou du soleil. Passées de la poche aux tableaux de bords, aux poignets puis aux cuisses, ces montres de grand diamètre offraient une lecture facile, au simple coup d’œil. Durant la dernière guerre, la Suisse livrait, neutralité oblige, aux différentes factions en présence. Malgré la complexité des appareillages de bord actuels, leur marche mécanique est toujours prisée : précieux relais en cas de défaillance électromagnétique. Dans les ventes aux enchères, accentuant la percée des montres sportives, certains noms reviennent souvent : Panerai, Longines, IWC, Breguet…