TàG Press +41 News Agency (Twenty medias & more)


vendredi 31 août 2018

CFF voleurs! Rendez-moi mes sous, je ne suis pas un fraudeur!

Non, Madame l'employée des CFF, votre employeur n'a pas raison. Non Madame, je ne suis pas un fraudeur et vos CHF 20.00 de frais sont du vol! Je persiste et signe, d'autant que votre service téléphonique est défectueux.

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Par Joël A. Grandjean, Journaliste RP
Rédacteur en Chef TàG Press +41, News Agency

Nous sommes d'accord, l'achat des billets de train via l'application mobile des CFF fait économiser à la régie des transports de précieux salaires d'employés de guichet. Ce "guichet" online fonctionne bien, il s'est imposé, a décongestionné les queues des bureaux de vente physique et même les écrans des automates. Seulement voilà, malgré toutes ces économies d'époque (qui ont certainement coûté nombre d'emplois similaires à l'employée qui me fait face et qui défend bec et ongles son employeur), il est inadmissible, inacceptable qu'une règle générale conçue en fonction du fait que la fraude existe puisse pénaliser un honnête client.

Les faits, la bonne foi

J'achète 1 billet par l'application. L'option de changer le nom des voyageurs existe, je l'achète donc au nom de ma fille de 16 ans qui doit se rendre à Lausanne avec 2 ou 3 copines. Elle est d'ailleurs déjà enregistrée dans mon système avec sa date de naissance. Depuis Genève Cornavin et selon les instructions reçues, j'opte pour le 9h19. Soudain, réalisant qu'aucune d'entre elles ne dispose d'un demi-tarif et que l'aller-retour est tout de même à plus de CHF 46.00 par personne (reconnaissons que pour des ados occasionnellement clients, c'est plutôt cher la matinée), les filles décident qu'elle diront à la personne qu'elles avaient prévu voir, de venir elle-même plutôt sur Genève.

Il y a donc annulation suite à un changement de programme. Elle m'en informe. Je tente d'appeler le numéro qui se trouve dans mon fichier d'adresses. Il s'agit d'un service clientèle CFF au 0848 33 55 77. Message d'erreur, numéro inexistant. Or j'apprendrai plus tard que ce numéro est devenu le 0848 44 66 88, je mets presque 20 minutes à le trouver, sa bizarre ressemblance avec l'ancien numéro m'interpelle. J'en profite pour dire "merci Google", et surtout pas "merci l'application et les canaux officiels" où tout est fait pour décourager l'appel téléphonique et encourager le mail. Car il est vrai que la maintenance d'un standard téléphonique est de l'ordre du passé et des coûts à traquer.

"Y avait qu'à" venir plus vite, bonjour la morale

 

CFF-guichets_01

Donc, quand je me retrouve (après avoir traversé la ville et avoir fait plus de 20 minutes de queue) au guichet de la gare principale de Genève, l'employée me fait savoir que si j'avais pu procéder à cette annulation un peu plus tôt dans la matinée, je n'aurais rien à payer. Mais que là, je dois payer CHF 20.00 (soit presque le prix de la moitié d'un aller et retour). Elle m'indique, avec cette conviction des gens qui n'ont pas de propre opinion tant ils épousent celle de leur employeur, que j'ai beaucoup de chance. A quelques minutes près, je ne pouvais rien revendiquer.

Voyez-vous, chers utilisateurs des CFF, face à ma faute, à ma négligence, j'ai eu droit au passage à quelques leçons de morale. Un peu comme si j'étais vraiment stupide d'être à CHF 20.00 près ou d'avoir des principes. Quand je me rebelle ainsi, je suis très précautionneux. Ainsi, j'indique bien à mon interlocuteur que je n'ai rien contre elle, personnellement, mais que j'en ai après la situation et donc après le système mis en place par son employeur. Un système dont je dénonce l'aveuglement, de manière très polie, irréprochablement respecteuse.

Je prie donc la dame qui me fait face, de bien vouloir faire part à sa 'hiérarchie' le plus fidèlement possible de ma rogne et de mes remarques dument documentées et argumentaires. Elle me dit qu'elle ne le fera pas, elle prend la chose personnellement. Non seulement je me fais tondre, mais je l'agace. Madame à-qui-on-n'a-en-tout-cas-pas-demandé-d'avoir-un-avis, le donne, généreusement. Elle me traite dès lors comme un 'emmerdeur' de service. Bornée, peu lumineuse et... receleuse d'un vol qui coûtera bien plus je l'espère, grâce à ces lignes, à leurs auteurs... 

mardi 7 août 2018

Extrait: "La revanche des bouseaux", à propos du départ de René Kamm, CEO de MCH (Baselworld)

 

2018-0805_rene-kamm

"Ce côté 'bouseux' fait que l'horlogerie à Bâle fut perçue comme une bonne grosse vache qui produit du bon lait et que ne semble jamais vouloir s'arrêter à en produire. Une vache qui ne rechigne pas, qui ne se plaint pas. Une vache qu'il faut traire, à tout prix. Sauf que, les bouseux ont osé se rebeller. Ils ont décidé que leur bétail pouvait aller paître ailleurs et qu'il leur fallait trouver de l'herbe fraîche."

Par Joël A. Grandjean, Managing editor Switzerland Watchonista.com
Editor in Chief TàG Press +41

1991, création du SIHH à Genève, le Salon de la Haute Horlogerie. 5 marques quittent Baselworld

2002, création de l'EPHJ à Lausanne Baulieu, 92 exposants quittent Bâle. En 2018 ils étaient plus de 800 exposants

2008, environ 2100 exposants à Baselworld
2017, il en reste environ 1200
2018, plus de 600 exposants s'en vont. Plus que 600 exposants environ
2018, création d'un nouveau salon de 100 à 110 exposants GemGenève, joaillerie et pierres précieuses.
2018, pour la 1ère fois depuis 100 ans, Genève passe devant Bâle en terme de sociétés horlogères
exposantes
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Lire l'article en anglais 
Lire l'article en français

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mercredi 1 août 2018

Exclusif: Swatch Group versus MCH, l'article de la NZZ am Sonntag en français!

La NZZ am Sonntag a mis le feu aux poudres dimanche 29 juillet 2018. Blogs et médias ont repris et commenté copieusement un article qu'ils n'avaient pas forcément lu ou compris puisque publié en allemand. Daniel Hug le journaliste auteur de l’interview du CEO Nick Hayek qui a secoué tout le secteur m'autorise à publier la version française de ce mémorable sujet paru dans le plus grand quotidien suisse. Je l'en remercie vivement.

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Nick Hayek, sur la ligne de départ. Le CEO du plus grand groupe horloger mondial quitte Baselworld!

Voir l'article original en allemand paru dans la NZZ am Sonntag / Dimanche 29 juillet 2018.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Swatch Group se retire de Baselworld

L'avenir de l'entreprise organisatrice de salons MCH est en jeu: Baselworld, son pilier le plus rentable vient de perdre son exposant le plus important.

Par Daniel Hug, Journaliste
Article original en allemand, paru dans la NZZ am Sonntag
Dimanche 29 juillet 2018.

La prochaine édition de la foire internationale de l'horlogerie et de la bijouterie à Bâle (Baselworld) se passera du plus important exposant à ce jour: «Le Swatch Group a décidé de ne plus être présent à Baselworld à partir de 2019», confirme dans une interview Nick Hayek, CEO du Groupe. Son groupe participe depuis des années avec quasiment toutes ses marques à l'exception de Swatch, en tous les cas avec 18 enseignes distinctes. «Aujourd'hui tout est devenu plus transparent, rapide et spontané. Les traditionnels salons de montres ne nous sont donc plus utiles», explique Nick Hayek.

Un nombre d'exposants qui passe de 2100 à 650
Depuis quelques temps, de plus en plus de voix mécontentes se font entendre au sein de l'industrie horlogère. Elles aspirent toutes à de nouvelles approches organisationnelles et à la remise en question de l'organisation telle qu'elle se déroule aujourd'hui. Déjà, des marques comme Hermès, Ulysse Nardin et Girard-Perregaux ont rejoint le Salon de l'horlogerie de Genève (SIHH). D'ailleurs cette année à Bâle (2018), le nombre d'exposants qui participèrent en mars à Baselworld avait, 650 exposants, a fondu de moitié par rapport à l'année précédente. Et si l'on remonte plus en avant dans le temps, ceux qui faisaient encore le pélerinage à Bâle en 2008 pour présenter leurs trésors au public et aux acteurs de la distribution, étaient trois fois plus nombreux qu'aujourd'hui.

Si, ces dernières années, un tel recul pouvait en partie s'expliquer par la morosité de l'économie, l'affaiblissement de la demande des marchés ou la surenchère publicitaire entourant le phénomène des montres connectées, ce n'est plus le cas aujourd'hui: depuis le début de l'année, les exportations de l'industrie horlogère suisse ont augmenté de 10,5 % pour atteindre plus de 10 milliards de francs. Le secteur est de nouveau florissant, ce qui ne l'empêche pas d'être soumis depuis ces derniers temps à des changements de paradigmes: ainsi par exemple, le contact direct avec les consommateurs est devenu plus important à l'ère du marketing en ligne et des médias sociaux. D'autre part, de nombreuses marques se sont établies depuis longtemps à l'échelle internationale et exploitent leurs propres succursales dans des pays comme la Chine, le Japon ou les États-Unis. Cela leur permet de maintenir un contact régulier avec les revendeurs locaux sans que ceux-ci aient obligatoirement à se rendre en Suisse.

«Il est clair que le salon doit se réinventer et s'adapter au XXIe siècle», a exigé en mars dernier Jean-Claude Biver, responsable de la division montres LVMH, lors d'un entretien avec CNN Money. «Davantage de discussions, de conférences, d'animations et de forums sont nécessaires», a-t-il martelé. La foire devrait faire plus pour attirer le public et revoir son prix d'entrée de CHF 60 qui est rédhibitoire et exagéré. D'ailleurs, de nombreux acteurs de la production horlogère ont émis des critiques quant à la gestion exercée par l'équipe de René Kamm, appelant à des changements et au lancement d'un nouveau concept.

Le 8 mai 2018, Ulrich Vischer, président du Conseil d'administration de la Foire Suisse (MCH) accompagné par son Vice-Président le Conseiller d'Etat de Bâle Canton Christoph Brutschin avaient rencontré Nick Hayek à Bienne. Le grand patron avait alors insisté sur l'importance de prendre plus en compte l'avis des exposants dans le concept du salon, sur le fond comme sur la forme, de plus les impliquer. Il s'attendait donc naturellement à un réajustement. Or, le 8 juillet dernier, voici que les courriers de renouvellement adressés aux marques se targuaient d'un nouveau concept: «Malheureusement, nous avons tous été confrontés une fois de plus à un fait accompli», critique Hayek. «Le nouveau concept a été envoyé à toutes les entités du domaine à l'insu des principaux acteurs de Baselworld, sans qu'il n'ait eu ni discussion ni examen critique du contenu proposé aux exposants.»

Rolf Studer, co-responsable de la marque horlogère Oris, confirme avoir bien reçu l'invitation. «Nous n'avons jamais été sondés quant au nouveau concept, confirme Rolf Studer, il a été mis sur pied sans que les exposants soient consultés.» Et d'ajouter que, ces dernières années, personne de la direction de l'exposition n'est passé devant son stand, bien que le stand d'Oris se trouvât au cœur de la halle 1, la plus importante.

«Ces dernières années, de nombreux nouveaux canaux se sont ouverts dans lesquels les marques ont la possibilité de se faire voir», explique M. Studer. «Le salon se voulait une plate-forme pour de nouvelles idées, pour transmettre la joie de l'horlogerie et pour s'adresser aussi bien aux détaillants qu'aux consommateurs. Car si vous demandez un prix d'entrée aussi élevé, vous vous devez d'offrir plus qu'un simple salon commercial: de la nourriture de haut standing, des rencontres face to face, ainsi que divers événements et ateliers.»

D'autres responsables de grandes marques de la région genevoise critiquent également les carences en matière de consultation, alors qu'ils contribuent, comme exposants au financement de l'événement. Michel Loris-Melikoff, le nouveau directeur de BaselWorld depuis le 1er juillet, rétorque «Le 3 mai, nous avons présenté notre programme d'idées aux représentants des exposants suisses», dit-il. Un premier concept non définitif leur a été présenté à la fin du mois de juin. Ces idées ont également été présentées aux exposants internationaux. «A l'évidence et je le confirme, j'ai reçu et enregistré toute forme de commentaires», dit-il.

Reste que les exposants ont été surpris d'apprendre que le salon avait déjà envoyé au début du mois de juillet et sans les avoir consultés, son nouveau concept comportant une nouvelle disposition des halles. «Pour l'édition 2019, nous ne disposions pas d'un délai suffisant pour apporter des changements conceptuels décisifs attendus» se défend Michel Loris-Melikoff. A début juillet, nous étions déjà en retard de deux mois pour engager les procédures de renouvellement ou de réservation. «Car la planification détaillée se doit d'être prête d'ici à la fin août, date à laquelle nous nous devons d'être en mesure de la présenter à nos interlocuteurs

L'objectif est de rendre le salon 2019 «aussi attractif que possible, dans un nouveau style et une nouvelle façon de penser.» Les principales innovations sont prévues pour 2020. L'organisation du salon utilisera un questionnaire pour déterminer les besoins des exposants. «Il s'agit en fin de compte d'identifier le plus grand dénominateur commun et d'en tirer une vision commune», explique Michel Loris-Melikoff. «Notre objectif étant de rester l'événement numéro un de l'industrie horlogère.»

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Michel Loris-Melikoff, nouveu Directeur de Baselworld, le remplaçant de Sylvie Ritter

Capitalisation boursière inférieure à celle de l'immobilier
Pour MCH, c'est Baselworld qui génère le plus grand bénéfice de toutes les foires et activités. Mais les revenus diminuent. L'année dernière, les recettes des foires et salons suisses ont diminué de CHF 46 millions pour s'établir à CHF 238 millions, mais le résultat net s'est traduit par une perte annuelle de CHF 110 millions, principalement en raison d'une dépréciation de CHF 102 millions du bâtiment de la Foire de Bâle. Ce total dépasse de loin la valeur de l'entreprise qui est de CHF 270 millions, ce qui se confirme en analysant le cours de l'action. Plusieurs acquisitions de MCH à l'étranger n'ont pas changé la donne.

Un exposant de la taille du Swatch Group a pour usage de budgéter plus de CHF 50 millions pour Baselworld, en comptant les frais de voyage et d'hôtel de ses clients et employés. «Nous ne sommes pas ici pour amortir une salle Herzog & de Meuron coûteuse», critique Nick Hayek. «MCH Group est trop occupé à optimiser et à amortir son nouveau bâtiment au lieu d'avoir le courage de faire de réels progrès et des changements profonds.»

«Ce serait une grande déception si le Swatch Group quittait Baselworld», déclare Michel Loris-Melikoff. «Nous ferons de notre mieux pour les garder à Bâle.» Une question d'importance se profile dès lors, à savoir si l'annonce du Swatch Group servira de prétexte un nombre plus important de départs d'exposants, voire de départs pour Genève et son salon qui se tient au mois de janvier. «Nous resterons à Bâle pour le moment» a déclaré Jean-Claude Biver hier, «il n'empêche que Baselworld se doit de changer de manière significative.»




Exclusif: Swatch Group versus MCH, l'article de la NZZ am Sonntag en français!

La NZZ am Sonntag a mis le feu aux poudres dimanche 29 juillet 2018. Blogs et médias ont repris et commenté copieusement un article qu'ils n'avaient pas forcément lu ou compris puisque publié en allemand. Daniel Hug le journaliste auteur de l’interview du CEO Nick Hayek qui a secoué tout le secteur m'autorise à publier la version française de ce mémorable sujet paru dans le plus grand quotidien suisse. Je l'en remercie vivement.

 

01_Nick-Hayek-CEO-Swatch-Group-on-departure-line-Olympic

Nick Hayek, sur la ligne de départ. Le CEO du plus grand groupe horloger mondial quitte Baselworld!


Voir l'article original en allemand paru dans la NZZ am Sonntag / Dimanche 29 juillet 2018.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Swatch Group se retire de Baselworld

L'avenir de l'entreprise organisatrice de salons MCH est en jeu: Baselworld, son pilier le plus rentable vient de perdre son exposant le plus important.

Par Daniel Hug, Journaliste
Article original en allemand, paru dans la NZZ am Sonntag 
Dimanche 29 juillet 2018.

La prochaine édition de la foire internationale de l'horlogerie et de la bijouterie à Bâle (Baselworld) se passera du plus important exposant à ce jour: «Le Swatch Group a décidé de ne plus être présent à Baselworld à partir de 2019», confirme dans une interview Nick Hayek, CEO du Groupe. Son groupe participe depuis des années avec quasiment toutes ses marques à l'exception de Swatch, en tous les cas avec 18 enseignes distinctes. «Aujourd'hui tout est devenu plus transparent, rapide et spontané. Les traditionnels salons de montres ne nous sont donc plus utiles», explique Nick Hayek.

Un nombre d'exposants qui passe de 2100 à 650
Depuis quelques temps, de plus en plus de voix mécontentes se font entendre au sein de l'industrie horlogère. Elles aspirent toutes à de nouvelles approches organisationnelles et à la remise en question de l'organisation telle qu'elle se déroule aujourd'hui. Déjà, des marques comme Hermès, Ulysse Nardin et Girard-Perregaux ont rejoint le Salon de l'horlogerie de Genève (SIHH). D'ailleurs cette année à Bâle (2018), le nombre d'exposants qui participèrent en mars à Baselworld avait, 650 exposants, a fondu de moitié par rapport à l'année précédente. Et si l'on remonte plus en avant dans le temps, ceux qui faisaient encore le pèlerinage à Bâle en 2008 pour présenter leurs trésors au public et aux acteurs de la distribution, étaient trois fois plus nombreux qu'aujourd'hui.

Si, ces dernières années, un tel recul pouvait en partie s'expliquer par la morosité de l'économie, l'affaiblissement de la demande des marchés ou la surenchère publicitaire entourant le phénomène des montres connectées, ce n'est plus le cas aujourd'hui: depuis le début de l'année, les exportations de l'industrie horlogère suisse ont augmenté de 10,5 % pour atteindre plus de 10 milliards de francs. L'industrie est de nouveau florissante, ce qui ne l'empêche pas d'être soumise depuis ces derniers temps à des changements de paradigmes: ainsi par exemple, le contact direct avec les consommateurs est devenu plus important à l'ère du marketing en ligne et des médias sociaux. D'autre part, de nombreuses marques se sont établies depuis longtemps à l'échelle internationale et exploitent leurs propres succursales dans des pays comme la Chine, le Japon ou les États-Unis. Cela leur permet de maintenir un contact régulier avec les revendeurs locaux sans que ceux-ci aient obligatoirement à se rendre en Suisse.

«Il est clair que le salon doit se réinventer et s'adapter au XXIe siècle», a exigé en mars dernier Jean-Claude Biver, responsable de la division montres LVMH, lors d'un entretien avec CNN Money. «Davantage de discussions, de conférences, d'animations et de forums sont nécessaires», a-t-il martelé. La foire devrait faire plus pour attirer le public et revoir son prix d'entrée de CHF 60 qui est rédhibitoire et exagéré. D'ailleurs, de nombreux acteurs de la production horlogère ont émis des critiques quant à la gestion exercée par l'équipe de René Kamm, appelant à des changements et au lancement d'un nouveau concept.

Le 8 mai 2018, Ulrich Vischer, président du Conseil d'administration de la Foire Suisse (MCH) accompagné par son Vice-Président le Conseiller d'Etat de Bâle Canton Christoph Brutschin avaient rencontré Nick Hayek à Bienne. Le grand patron avait alors insisté sur l'important de prendre plus en compte l'avis des exposants dans le concept du salon, sur le fond comme sur la forme, de plus les impliquer. Il s'attendait donc naturellement à un réajustement. Or, le 8 juillet dernier, voici que les courriers de renouvellement adressés aux marques se targuaient d'un nouveau concept: «Malheureusement, nous avons tous été confrontés une fois de plus à un fait accompli», critique Hayek. «Le nouveau concept a été envoyé à toutes les entités du domaine à l'insu des principaux acteurs de Baselworld, sans qu'il y ait eut ni discussion ni examen critique du contenu proposé aux exposants.»

Rolf Studer, co-responsable de la marque horlogère Oris, confirme avoir bien reçu l'invitation. «Nous n'avons jamais été sondés quant au nouveau concept, confirme Rolf Studer, il a été mis sur pied sans que les exposants soient consultés.» Et d'ajouter que, ces dernières années, personne de la direction de l'exposition n'est passé devant son stand, bien que le stand d'Oris se trouve au cœur de la halle 1, la plus importante.

«Ces dernières années, de nombreux nouveaux canaux se sont ouverts dans lesquels les marques ont la possibilité de se faire voir», explique M. Studer. «Le salon se voulait une plate-forme pour de nouvelles idées, pour transmettre la joie de l'horlogerie et pour s'adresser aussi bien aux détaillants qu'aux consommateurs. Car si vous demandez un prix d'entrée aussi élevé, vous vous devez d'offrir plus qu'un simple salon commercial: de la nourriture de haut standing, des rencontres face to face, ainsi que divers événements et ateliers.»

D'autres responsables de grandes marques de la région genevoise critiquent également les carences en matière de consultation, alors qu'ils contribuent, comme exposants au financement de l'événement. Michel Loris-Melikoff, le nouveau directeur de Baselworld depuis le 1er juillet, rétorque «Le 3 mai, nous avons présenté notre programme d'idées aux représentants des exposants suisses», dit-il. Un premier concept non définitif leur a été présenté à la fin du mois de juin. Ces idées ont également été présentées aux exposants internationaux. «A l'évidence et je le confirme, j'ai reçu et enregistré toute forme de commentaires», dit-il.

Reste que les exposants ont été surpris d'apprendre que le salon avait déjà envoyé au début du mois de juillet et sans les avoir consultés, son nouveau concept comportant une nouvelle disposition des halles. «Pour l'édition 2019, nous ne disposions pas d'un délai suffisant pour apporter des changements conceptuels décisifs attendus» se défend Michel Loris-Melikoff. A début juillet, nous étions déjà en retard de deux mois pour engager les procédures de renouvellement ou de réservation. «Car la planification détaillée se doit d'être prête d'ici à la fin août, date à laquelle nous nous devons d'être en mesure de la présenter à nos interlocuteurs.»

L'objectif est de rendre le salon 2019 «aussi attractif que possible, dans un nouveau style et une nouvelle façon de penser.» Les principales innovations sont prévues pour 2020. L'organisation du salon utilisera un questionnaire pour déterminer les besoins des exposants. «Il s'agit en fin de compte d'identifier le plus grand dénominateur commun et d'en tirer une vision commune», explique Michel Loris-Melikoff. «Notre objectif étant de rester l'événement numéro un de l'industrie horlogère.»

03a_mch-group-michel-loris-melikoff

Michel Loris-Melikoff, nouveu Directeur de Baselworld, le remplaçant de Sylvie Ritter

Capitalisation boursière inférieure à celle de l'immobilier
Pour MCH, c'est Baselworld qui génère le plus grand bénéfice de toutes les foires et activités. Mais les revenus diminuent. L'année dernière, les recettes des foires et salons suisses ont diminué de CHF 46 millions de pour s'établir à CHF 238 millions, mais le résultat net s'est traduit par une perte annuelle de CHF 110 millions, principalement en raison d'une dépréciation de CHF 102 millions du bâtiment de la Foire de Bâle. Ce total dépasse de loin la valeur de l'entreprise qui est de CHF 270 millions, ce qui se confirme en analysant le cours de l'action. Plusieurs acquisitions de MCH à l'étranger n'ont pas changé la donne.

Un exposant de la taille du Swatch Group a pour usage de budgéter plus de CHF 50 millions pour Baselworld, en comptant les frais de voyage et d'hôtel de ses clients et employés. «Nous ne sommes pas ici pour amortir une salle Herzog & de Meuron coûteuse», critique Nick Hayek. «MCH Group est trop occupé à optimiser et à amortir son nouveau bâtiment au lieu d'avoir le courage de faire de réels progrès et des changements profonds.»

«Ce serait une grande déception si le Swatch Group quittait Baselworld», déclare Michel Loris-Melikoff. «Nous ferons de notre mieux pour les garder à Bâle.» Une question d'importance se profile dès lors, à savoir si l'annonce du Swatch Group servira de prétexte un nombre plus important de départs d'exposants, voire de départs pour Genève et son salon qui se tient au mois de janvier. «Nous resterons à Bâle pour le moment» a déclaré Jean-Claude Biver hier, «il n'empêche que Baselworld se doit de changer de manière significative.»


jeudi 26 juillet 2018

Margaux élue Miss, le métier d’horloger s'offre une ambassadrice à l'année

Une jeune horlogère révèle à son employeur l’une des faces de sa personnalité: au grand jour et dans les médias, la sublissime Margaux Matthey-Broto, horlogère chez Patek Philippe est élue Miss Suisse romande…  C'est le métier d'horloger tout en entier qui en profite!

 
Par Joël A. Grandjean / Rédacteur en chef TàG Press +41

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En Suisse, la déferlante médiatique vaut son pesant d’or… Tous les journaux du pays en parlent, pas seulement les médias francophones. La télévision, les magazines, quelques ‘unes’, parmi les plus convoitées. Bref, l’exposition aux feux de la rampe est saine, bordée d’élégance, de classe et d’authenticité. Ainsi, le métier d'horloger, réputé masculin s’offre indirectement l’un des titres les plus convoités de la notoriété people… Quant à son employeur la marque Patek Philippe elle est plutôt encline à faire couler de l’encre médiatique via les performances que ses montres atteignent dans le monde des ventes aux enchères horlogères mondiales que sur les podiums glamour. Il n'empêche que cette actualité titille en mode clin d'oeil complice sa communication institutionnelle qui prône des valeurs trans-générationnelles. 

Tombée dans l’horlogerie depuis toute petite
Le métier d’horloger est trop injustement connoté mâle concentré et doigts virils mû par un cerveau fabriqué pour la micromécanique. Il s’offre avec l'élection de Margaux un tremplin national, une promotion du genre «journée des métiers» multipliée par 365 jours. Certes, le titre est un rien frivole, mais les lauriers de la gloire qu’il génère, incarnent la fraîcheur, la candeur et, d’un certain côté, l’innocence. Il est question de beauté, de confiance en soi, d’interviews soft et sucrées, sur fond de suites de palace, de couronnes et de strass. Sur fond de sponsors aussi, ouf, non horlogers cette année. 

Au-delà de ce ramdam médiatique, le talent est bien là, au bout des mains de cette horlogère, tombée dans les arts manufacturiers et joailliers depuis toute petite, tant du côté de sa mère qui fit carrière chez Harry Winston, que du côté de son père, l’un des acteurs de l’univers des ventes aux enchères horlogères, collectionneur lui-même et surtout, il y a plus d’une dizaine d’années, détenteur du record mondial de la Patek Philippe la plus chère jamais vendue sur internet. Au demeurant, ce papa, Ollivier Broto, est également l’un des experts contributeurs qui participent, via l’agence de presse indépendante TàG Press +41, à certains dossiers et articles présents dans les médias tant spécialisés que grand public. Le dernier étant cette saga journalistique en plusieurs parties sur les 40 années de ventes aux enchères horlogères, parue dans l'excellent magazine Europa Star.

Retour à l’atelier
Nul doute qu’au sein de l’atelier où travaille Margaux, quelque part au cœur d’une grande Manufacture de Plan-Les-Ouates, la fierté doit être à son comble. Car dans cet univers de fabrique et de coudes soudés, de concentrations stimulées, quelles que soient les parenthèses solo, l’esprit d’équipe l’emporte et les retombées sont partagées. Une famille? Hors de la vie professionnelle, le papa et cher collègue est fier. Oh, il ne le vous montrera pas mais tout, dans ses gestes comme au fil de ses publications sur ses réseaux sociaux, l’atteste.
 


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Crowdfunding horloger swiss made: duManège lance six nouvelles montres Adventure

Encore quelques jours sur Kickstarter! Six séries limitées de montres suisses de haute qualité, chacune rattachée à un sport outdoor, sont lancées par Julien Fleury, sportif émérite, fondateur de la marque horlogère Du Manège. Allons-y, souscrivons!

Par @TRP / Textes & Relations, Production
Le 17 juillet 2017

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Une réussite technico-esthétique

Etanches à 300 mètres avec leur boîte high techen carbone de 42 mm de diamètre, ces instruments de mesure du temps sont habités par un calibre mécanique ETA 2824-2 à remontage automatique. Couronne à gauche, afin de ne jamais gêner les sportifs en plein effort, ils sont tant une réussite esthétique et design qu'une construction micromécanique fiable, conçue selon les valeurs les plus authentiques du swiss made. Véritabletool watchesavec des bracelets en caoutchouc ou en fibres techniques, cette nouvelle famille duManège n'est pas seulement destinée à enthousiasmer ceux qui aiment l’effort physique. Elle séduit surtout une nouvelle race de early adopters- adeptes de la première heure - déterminés à acquérir à un prix de souscription ce qui, sur les marchés, se négocie presque au doubledu montant proposé. 

duManège, marque reconnue

Les aficionados se reconnaissent dans cette vaste opération de prévente sur internet, car elle met en scène et rend accessible à un plus grand nombre la quintessence de l'horlogerie suisse et de ses arts manufacturiers. Savoir-faire légendaires, quête d’une perfection sans cesse repousséeet recherche de la précision. Depuis sa fondation, duManège jouit d'une excellente réputation. L'aventure entrepreneuriale de son fondateur Julien Fleury, né à La Chaux-de-Fonds (canton de Neuchâtel), dans cette rue du Manège où se trouve également ancré son atelier, ne cesse de régaler les connaisseurs ainsi qu'un nombre croissant de collectionneurs. D'autant que ses exploits sportifs jouissent de temps à autre d'une honorable visibilité médiatique.

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Six séries limitées de 66 pièces sportives chacune

Quatre sportifs se sont associés à ce lancement. Ils incarnent avec leurs talents respectifs et leur notoriété, une partie des six disciplines outdoor auxquelles les montres se réfèrent: Slide (avec l'ambassadeur du bob sur neige Yann Moulinier), Mountain (là, c'est clairement Julien Fleury lui-même qui endosserait le mieux le rôle de l'ambassadeur), Motor (avec le motard Ludovic Soltermann, Fight (avec Zakaria Khelil, Ball (avec le footballeur espoirdu FC Basel Neftali Manzambi) et Military.

A l'heure de ces lignes, la souscription bat son plein. Les montres seront livrées en décembre 2018 et quelques collectionneurs, il fallait s'en douter, n'hésitent pas à opter pour les six pièces au grand complet. Une belle manière de tout mettre en oeuvre pour ne pas passer la date limite du 29 juillet 2018. A vos mises...

https://kck.st/2LdiFbr

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lundi 23 juillet 2018

NorD Zeitmaschine, une tour Eiffel avinée?

{Extrait}

Par Joël A. Grandjean, pour Watchonista.com
Journaliste RP, Rédacteur en chef de TàG Press +41, Independant News Agency

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"C'est alors que j'ai eu l'impression que cette aiguille centrale, dans sa façon de bouger, de tituber voire de vaciller, me propulsait dans l'atmosphère embrumée d'un petit matin parisien. Un de ces levers du jour où, au bas de la Butte Montmartre, j'aurais pu croiser une tour Eiffel avinée, avec pour fond sonore, les déclamations grandiloquentes d'un titi parisien embarqué dans la reprise improbable de Ne Me Quitte Pas." {lire la suite}

Lire la suite en anglais
Traduction St-LuSwiss/Gibson

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Ressence, les mômes d'aujourd'hui ne savent plus lire l'heure sur un cadran 'normal'.

{Extrait}

Par Joël A. Grandjean, pour Watchonista.com
Journaliste RP, Rédacteur en chef de TàG Press +41, Independant News Agency

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"...de plus en plus de vraies montres, grâce aux approches hybrides notamment, s'immiscent au monde des objets connectés en proie aux dommages irréversibles de l'obsolescence programmée. Et c’est tant mieux à l’heure où de plus en plus d'écoliers de nos pays occidentaux sont devenus incapables de lire l'heure à l'ancienne, c’est à dire sur un cadran normal ponctué d’index. {Lire la suite} sur Watchonista

Lire la suite en anglais
Traduction St-LuSwiss/Gibson

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MeisterSinger, quand l'aiguille se la joue solo

{Extrait}

Par Joël A. Grandjean, pour Watchonista.com
Journaliste RP, Rédacteur en chef de TàG Press +41, Independant News Agency

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"Ce n’est que lorsqu’on prend le temps d’entrer visuellement dans le cœur de ces montres, simplement peut-être parce qu’on désire connaître l’heure, que l’on se rend compte qu’une seule aiguille s’apprête à vous la donner. Mais où est donc passée la deuxième aiguille, voire la troisième? Autrement dit, il s’agit d’une heure approximative puisque..." {lire la suite}

Lire la suite en anglais, sur Watchonista.com (Traduction St-LuSwiss/Gibson)

 

 

 

samedi 30 juin 2018

De plus en plus de collectionneurs à l'EPHJ 2018?

Car les vrais acteurs du secteur sont bien plus enclins à partager leurs passions quand ils peuvent s’exprimer librement, hors du cadre des discours marketing convenus.

Par Joël A. Grandjean, Rédacteur en Chef TàG Press +41
Article paru sur Watchonista.com

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Ici, le parlé vrai est de sortie et Polichinelle n'hésite pas à confirmer ses secrets. Ce salon est à l'horlogerie ce qu'un salon des tissus serait à la mode, haute-couture et prêt-à-porter réunis.

Version Anglaise

 

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samedi 9 juin 2018

Sainte-Lucie et Andrew Strauss, le criquet mêne à tout...

Qui peut bien se soucier des agissements des capitaines de criquet anglais? Il se trouve que je suis tombé raide dingue de l'île de Sainte-Lucie et que, depuis 2011, le capitaine Andrew Strauss a posé ses valises du côté de Freedom Bay. Ceci explique cela.

Par Joël A. Grandjean - Journaliste RP et Rédacteur en Chef
Pour TàG Press +41 / @The Telegraph

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Ce capitaine-là ne fait rien comme tout le monde. Pas question pour lui de se diriger dans une zone balnéaire de luxe où toute villa voisine se doit d'être habitée par une star du sport ou autre people. Tandis que ses pairs sont plutôt enclins, pour leurs villégiatures estivales ou de retraite, à se poser à la Barbade du côté de Royal Westmoreland, l'Africain du Sud Andrew Strauss, capitaine de criquet de son état, opte pour le calme paradisiaque et le chic discret de l'île de Sainte-Lucie. "J'aurais pu aller à la Barbade" confesse-t-il au journaliste Max Davidson du Telegraph, admettant aimer cette destination. "Mais Sainte-Lucie est plus intacte et offre une plus grande intimité. Je veux un endroit où je peux aller et me détendre en paix avec ma famille." Et de rappeler qu'il ne sera pas toujours capitaine de l'Angleterre.

Pour ses inconditionnels, Sainte-Lucie demeure la plus belle île des Caraïbes et il faut avouer que c'est avec un brin d'étonnement qu'on y trouverait sous un palmier Simon Cowell en train de discuter avec Sienna Miller. Et pourtant... Strauss n'est pas du genre à marcher sur les traces des Michael Vaughan ou des Freddie Flintoff qui eux se sont posés du côté des infrastructures golfiques et jet-setteuses barbadiennes. Lui, sa femme australienne et leur deux garçons vivent déjà dans le Buckinghamshirem, au coeur de la tranquille bourgade de Marlow. Existera-t-il donc endroit plus indiqué que Freedom Bay pour y couler les jours bénis de vacances méritées ou de retraites à l'abri du strass et de feux de la rampe.

#TheRightPlace2Be #TaGPress41 #EditorInChief #St-Lucia #StLuswiss

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vendredi 11 mai 2018

GemGeneva: gems and jewellery invite themselves to watch auctions

{French version of this article delivered to Watchonista.com}

Suddenly, the jewellers come out of the shadows. Geneva, the world hub of watchmaking auctions, is breaking with its legendary discretion in the jewellery tradition. GemGenève opens its doors at Palexpo!


By Joël A. Grandjean, Editor in Chief (TàG Press +41)
Read it in french on Watchonista.com

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The City of Calvin is reconnecting with a hidden side of its prestigious past. The Gospel says, "All things are lawful, but not all things are profitable, but not all things edify."! The reformer monk, Jean Calvin, certainly had this verse from the Corinthians in mind when he decreed in 1541 the banishment from Geneva of the outward signs of wealth. They were now considered superfluous. Above all, they embodied the clergy of the time whose ex-monk, become an heretic, was hounding the outrageous wealth. Jewellers and goldsmiths offered their knowledge and talents to watchmaking, for those who remained in this city that had become austere.

Discreetly worldwide, the Geneva jewellery industry
Almost 500 years after the birth of Protestantism, which erected austerity as a landmark, in reaction to the uninhibited luxuries of the very rich Catholic church, watchmaking seems to be the great winner in History. One could even say that a certain aesthetics synonymous with universal good taste was born from this philosophy that prefers low profiles to ostentatious demonstrations. However, jewellery in Geneva, although it has developed discreetly, nevertheless remains predominant on a world scale.

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It was only after a spectacular series of break-ins and violent robberies in Geneva in 2016 and 2017 that a little-known reality emerged: Geneva is indeed Switzerland's diamond stronghold. And this position is explained by the fact that high-end watchmaking is a large consumer of precious stones. To this reality, which contributes to the prosperity of some fifteen players directly linked to watchmaking, is added the trade, the business of these famous "merchants" who, from generation to generation and already before the birth of specialised watch auctions, fed both the watchmaking and jewellery market. Even today, their heirs, these great auction houses such as Christie's or Sotheby's, regularly offer to the world topicality some buzz linked to memorable achievements. For example the sale in 2015 of the famous Blue Moon Diamond.

After Basel, diamonds are Geneva's best friends
Although Switzerland is far behind Antwerp, the diamond capital of the world, where 85% of the world's rough stones pass through, the Baselworld trade fair used to be a major centre of this business, gathering a large number of players in the sector. However, whether they are Indians, Israelis, Belgians, New Yorkers or Swiss, these exhibitors have also joined the disgruntled wave of Basel. 

From then on, the idea of an exhibition in Geneva was obvious. Two highly respected personalities from this secret universe have joined forces: Thomas Faerber and Ronny Totah. They embarked on a world tour not for their personal business but to spread the good word of this new salon called GemGeneva. In the end, more than a hundred exhibitors, including those disappointed with Basel, transferred their expectations and hopes to Geneva. In the middle May, during the watchmaking auction period, Geneva welcomes the main buyers, collectors, merchants and curators from all over the world, sellers, experts and enthusiasts. A sum of audiences totally in tune with the exhibitors gathered at Palexpo.

Now, with the SIHH in January and the EPHJ in June (annual high-precision trade show bringing together more than 850 players, including 700 companies working for the watchmaking industry), Geneva is dethroning Basel to become without a doubt the world watchmaking centre

GemGeneva, Geneva International Gem & Jewelry Show
Palexpo, from 10 to 13 May 2018
http://gemgeneve.com

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Watchonista #EditorInChief #JSH #JSH1876 #TheRightPlace2Be

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jeudi 12 avril 2018

Mathey-Tissot 1886: "Cette nouveauté, c’est le retour de l’élégance et du dessin"

L’une des enseignes suisses les plus riches en histoire horlogère et en designs iconiques lance à Baselworld 2018 une création signée Eric Giroud. Un challenge, une pièce retour de flammequ’il fallait oser.

Par Joël A. Grandjean, Rédacteur en chef TàG Press +41 (News Agency)
Pour Watchonista.com - Magazine horloger

01_Mathey-Tissot-1886_MR

En 2018, l’enseigne Mathey-Tissot fondée en 1886, avec la complicité du designer Eric Giroud, lance à Baselworld en série limitée le modèle 1886 qui place à nouveau sous le feu des projecteurs de l’actualité horlogère, une saga historique, pétrie d’audace, de créativité et surtout de légitimité.

La 1886, trait et design, une création qui n’est pas faite de juxtapositions
Avec cette nouveauté totalement inattendue, la marque se rappelle ainsi au meilleur souvenir des passionnés et afficionados de l’horlogerie, ceux-là même qui, s’habituant à cette signature si présente sur les marchés du monde, avaient presque oublié la luxuriance et la noblesse de son passé.

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This article exists in english

 

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vendredi 16 mars 2018

KERBEDANZ, Maximus: «Le plus grand Tourbillon du monde n’oublie pas d’être précis»

Présenté dans les médias comme le plus grand tourbillon du monde, le garde-temps Maximus de la marque KERBEDANZ est surtout un joyau micromécanique performant au plus haut niveau. Avec en prime, un système original de remontage.

@TRP, TheRightPlace.ch - Press Release

Envoyé à environ 7'000 journalistes - Textes & Relations, Production

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Difficile d’échapper au raz-de-marée médiatique entourant ce chef d’œuvre horloger présenté durant Baselworld 2017. Sa cage de Tourbillon de 27 mm de diamètre, la plus grande au monde pour une montre-bracelet, est une prouesse issue de la maîtrise des arts de la complication horlogère. Elle repousse, au travers d’un verre saphir bombé qui autorise les plongées visuelles dans les entrelacs de son mécanisme, les règles de l’entendement. Elle bouscule les frontières de la faisabilité. Toutefois, cette montre recordman, sortie des mains de maîtres horlogers disposant d’une science et d’une expérience hors-norme, s’avère être avant tout fiable et digne de l’expression la plus aboutie en matière de chronométrie.

Démesure et mesure du temps

Offrir à un garde-temps une cage de tourbillon aux mensurations XXL, deux fois plus environ que la plus grande à ce jour connue et fabriquée, relève d’une conjonction de paramètres techniques qu’il convient de maîtriser d’abord, puis d’adapter à son inédite configuration. Il ne s’agit en aucun cas d’un simple agrandissement ni de multiplications proportionnelles. Car lorsque la taille décide de s’évader au-delà des chemins connus, le maître horloger doit tout recalculer afin que, sur fond de démarche puriste, la fiabilité et la solidité du mécanisme soient maintenues voire améliorées. Il met alors toute son ingéniosité dans une bataille inconnue, celle qui consiste à trouver, dans un si petit espace, quand bien même Maximus assume sans complexe ses 49 mm de diamètre, plus de place pour que le système d’échappement, une cage de tourbillon dont l’usage du titane rend le poids plus accessible au regard de la taille, puisse se mouvoir et produire la quintessence de la précision. Sans jamais perdre de vue que la pièce doit toujours répondre de manière satisfaisante aux critères de précision qui la caractérisent, qu’elle se doit d’être la magie assemblée et fonctionnelle de 415 composants horlogers, dont 73 dédiés à la cage de tourbillon, qui se meuvent ensemble à une fréquence de 2,5 Hertz, soit au rythme de 18'000 alternances par heure.

Techniquement didactique

Rappel de circonstance: le tourbillon désigne la mise en rotation à l’intérieur d’une cage tournant sur elle-même, de l’organe réglant de la montre. Ce-dernier, en se pliant aux variations des positions liées à ce mouvement de rotation, compense les écarts qu’une montre bracelet accuse en raison de l’influence de la gravité sur la régularité de sa marche et en raison, c’est plus complexe, du déploiement non concentrique du spiral ainsi que de son point d’attache à la virole. Rarement Tourbillon n’aura eu, grâce à sa taille si imposante, une fonction à ce point didactique. Pouvoir l’observer grâce à sa dimension inhabituelle, fournit des clefs de compréhension de ce mécanisme rare. 

Florilège de subtilités au service de la précision ultra

Au nombre des performances chronométriques, le matériau utilisé pour la réalisation de la cage du tourbillon de 27 mm de diamètre est le titane. La pièce n’est donc que très peu soumise à l’influence des champs magnétiques. Sur cette cage, une masselotte en or 18 carats permet le réglage parfait de son équilibrage. En outre, la légèreté d’une cage de tourbillon en titane favorise le rapport inertie balancier et inertie cage, optimisant ainsi la performance chronométrique (précision).

L’inertie du balancier est de 400 mg.cm2, une valeur extraordinairement élevée dans le cas d’une montre bracelet, ce qui lui confère une très grande stabilité et favorise la diminution de l’influence du frottement des pivots et de l’échappement. Lors de chocs, le piton fixe à l’avantage d’empêcher tout changement de repère. Quant au travail du régleur, à l’origine de l’ultra précision d’un garde-temps, il se fait au travers deux systèmes: balancier à inertie variable et réglage fin. Quant à la vitesse de la rotation de la cage, rabaissée à un tour de 6 minutes au lieu des 60 secondes habituelles, elle favorise le défaut lié à l’inertie de la cage.

D’autres compétences ont rendu possible cette prouesse, telles la conception et la fabrication du spiral, de la raquetterie avec vis de réglage fin ainsi que celles du balancier. Quant aux arts de l’habillage, mot qui désigne en horlogerie d’excellence les attentions décoratives apportées aux éléments constitutifs d’une montre ou d’un calibre, il faut relever les anglages polis, l’étirage du flanc des pièces, le cerclage des rouages et les vis polies miroir. Du grand Art, dans les règles de l’art… 

Télécharger le communiqué de presse en français

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mardi 13 mars 2018

Interview Questions de Temps, Flavio Pellegrini, Directeur général du MGI Luxury Group

Flavio Pellegrini: Le Président des marques historiques EBEL et Concord entre au MGI Luxury Group en 2003. Il y est responsable aujourd’hui, toutes marques confondues, des activités de développement de produits et de marketing pour l’Europe et la région du Moyen-Orient. Né au Locle, diplômé à Neuchâtel en économie, ce père de deux enfants s’essaie à la course à pied et aux explorations gastronomiques…! Rencontre.

Par Joël A. Grandjean, Editor in Chief TàG Press +41
Pour Watchonista.com

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{Extrait} … Tout démarre à La Côte aux Fées où feu Camille Pilet, responsable commercial de Piaget, signe avec Gedalio (alias Gerry) Grinberg, un exilé cubain, le contrat de distribution de la marque aux Etats-Unis. Fuyant Castro et sa police secrète, l’homme installe durablement l’enseigne de la Côte aux Fées sur ce marché prometteur. Très vite, il se rend compte que les points de vente qui ne peuvent accéder à ce fleuron du luxe horloger suisse réclament des pièces plus accessibles. Il rachète donc vers 1970 la marque suisse Concord, créée en 1908 à Bienne et disposant depuis 1909 d’une filiale américaine. Cette marque… {Lire la suite

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dimanche 11 mars 2018

Journée internationale de la femme: et si le Tourisme avait son mot à dire?

Au nombre des voix qui s’élèvent ici ou là pour alimenter de leur commentaire ou action l’actualité de la journée internationale de la femme, certaines font réfléchir en offrant de nouveaux espaces de réflexion. La parole à Zurab Pololikashvili.

Par Joël A. Grandjean, Editor in Chief TàG Press +41
Membre actif de PressTourism.ch
Journaliste RP spécialisé Tourisme & Voyage

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De «nouveaux espaces»? A coup sûr, le terme devrait plaire à cet ancien ministre Georgien devenu en 2017 Secrétaire général de l’OMT, L’Organisation Mondiale du Tourisme. Une institution dont le siège échappe à la main-mise de la Genève internationale pour se faire madrilène. L’homme parle couramment l’espagnol, comme d’ailleurs sept autres langues dont sa langue maternelle: l’anglais, le russe, le français, le japonais et le polonais. En français, dans le texte, je lui tends mon micro.

En quoi le tourisme peut-il avoir son mot à dire côté égalité des sexes?
Il offre un large éventail d'emplois aux femmes, en particulier dans les régions en développement et les zones rurales où celles-ci sont encore confrontées à de grandes difficultés. D’ailleurs, de nombreuses destinations dans le monde dépendent de la participation et de la motivation des femmes présentes à tous les niveaux de la chaîne d'approvisionnement touristique.

D’accord, des emplois pour les femmes dans des régions parfois où elles sont vouées à ne pas travailler, mais en même temps si c’est pour les payer moins cher…
Malheureusement, force est de constater qu'aujourd'hui encore, dans le monde entier, la main-d’œuvre touristique féminine est souvent victime de stéréotypes et de discrimination.

Vous faites partie des grands de ce monde. Quel est votre message au monde?
En cette Journée internationale de la femme, il est temps pour le secteur du tourisme de mieux protéger juridiquement les femmes, de leur assurer un salaire égal et l'accès aux ressources des entreprises ainsi que de promouvoir leur présence dans les organes de direction du secteur du tourisme et leur participation à l’enseignement classique. En cette Journée internationale de la femme, j'appelle la communauté touristique mondiale à saisir toutes les occasions d’alerter sur les inégalités entre les sexes dans le tourisme et de contribuer à l'intégration des questions de genre dans les politiques et stratégies touristiques.

Bravo, voici pour la théorie. Pratiquement, que répondez-vous à des entreprises du secteur qui intègrent dans leurs business plan la différence salariale féminine.
Attendu que le tourisme est l’un des secteurs à plus forte proportion de femmes tant employées que chefs d'entreprise, nous y gagnons tous à intégrer l'égalité des sexes dans la planification du tourisme et le développement des entreprises. Une plus grande égalité des sexes a des retombées positives sur la rentabilité, la durabilité et la compétitivité globale du secteur du tourisme.

Au-delà de la thématique porteuse et tendance de la RSE (responsabilité sociale des entreprises), un concept qui couvre aussi la femme, quels sont les devoirs et les objectifs?
Le tourisme peut promouvoir l'autonomisation des femmes grâce à l'emploi formel, qui a aussi des répercussions sur la famille et la communauté, et contribuer ainsi aux 17 objectifs universels de développement durable, en particulier l'objectif 5, « Parvenir à l'égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles » et d'autres ODD appelant à l'inclusion et à l'égalité des droits pour tous (objectifs 1, 8, 10 et 11).

Si le tourisme encourage le développement, il peut parfois aussi amplifier les différences?
C’est en travaillant de concert que nous pourrons parvenir à cet avenir égal et inclusif que nous souhaitons et contribuer à relever le plus grand défi mondial en matière de droits de l'homme : assurer une véritable égalité entre les genres, la parité sociale et économique entre les sexes et l'autonomisation des femmes, gage de succès non seulement pour les voyages et le tourisme, mais aussi pour le développement du monde dans son ensemble.

Swiss-Logo

Genève-Madrid, aller retour
L'agence de presse TàG Press +41 remercie la
compagnie aérienne 
Swiss qui contribue à garantir,
par son soutien, 
l'indépendance de ses rédactions.

 

#TheRightPlace2be #TaGPress41 #EditorInChief #Tourisme #Voyages

mardi 27 février 2018

Horlogerie: Schwarz Etienne, une légende horlogère revit (article publié en 2015)

Joël A. Grandjean, Editor in Chief
Pour Watchonista.com

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Soudain, ailleurs que dans la halle principale de Baselworld, la marque Schwarz-Etienne sort enfin de l’ombre. Son rachat par Raffaello Radicchi lui donne des ailes au point de la propulser sur les traces de Roswell.

Pour tout enfant de la Chaux-de-Fonds, ce fleuron horloger créé en 1902 par Paul Arthur Schwarz et son épouse Olga Etienne est avant tout une enseigne carrément incrustée dans l’inconscient collectif. Son célèbre logo, devenu SE, a si longtemps trôné sur un mur de la métropole horlogère qu’on en aurait presque oublié l’histoire qu’il incarne, une trajectoire industrielle ininterrompue vouée à la fabrication de mouvements vendus aux autres marques d’avant la crise du quartz survenue à l’orée des seventies. Ebauches SA – rebaptisée ETA en 1985 – lui avait même confié la production de calibres aux noms mythiques, Venus, Alpha, Astin et Chanel. D’ailleurs, sur les sites de vente aux enchères de pièces vintage, surgissent régulièrement, en parfait état de marche, des montres Schwarz Etienne de cette époque. Elles sont à chaque fois des témoignages arrachés aux histoires individuelles de leurs milliers de possesseurs.

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vendredi 16 février 2018

L’envol magique du colibri, la Jaquet Droz Tropical Bird Repeater

 

Par Joël A. Grandjean, Editor in Chief TàG Press +41
Watchonista.com Managing Editor Switzerland

 

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Visionner la video de cette pièce extraordinaire en mouvement.

{Extrait} …il y avait un mur de végétation tropicale, quelques vitrines abritant d’autres merveilles, des écrans gorgés d’images incitant à l’évasion et, un volatile délicieusement capturé sur un cadran de montre, protégé par un verre bombé. Vivant je vous dis! Ce colibri avait des battements d’ailes plus vrais que nature, à transcender leur motricité micromécanique et à insuffler aux décors alentours de subreptices mouvements.

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jeudi 15 février 2018

«J’ai un grand besoin d’Afrique.» Safari urbain avec ma Ralph Lauren RL67 Safari Grand Date

Par Joël A. Grandjean / Editor in Chief (TàG Press +41)
As Managing Editor Switzerland de Watchonista, Watch online Magazine

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Shooting Watchonista.com

{Extrait} … Au volant, je serai ce Gnou en pleine phase migratoire ou en pleine fuite d’un brûlis, quelque part au fin fonds du Serengeti ou du Masai Mara. D’emblée, j’esquive une poignée de big five qui sillonne mon parcours, traversant sans crier gare à même le sol laminé d’une rivière desséchée faite de macadam. Ils sont semble-t-il eux aussi à la recherche de leur Boma. L’orange de mon aiguille des secondes, dont la pointe boussole tranche avec la forme glaive de celles des minutes et des heures, balaie le temps qui passe d’un revers de circonférence. Elle me ramène aux pelages des Bubales Roux, aux gorgées de Sundowner en plein coucher de soleil.

#Watchonista #EditorinChief #TaGPress41 #TheRightPlace2Be #RalphLauren

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